Histoire
naturelle d'un nourrisson
L'hiver, on assiste à un
retour en force des bronchiolites. Elles
touchent des milliers d'enfants chaque année. Inquiétantes, mais
le plus souvent bénignes, elles conduisent trop fréquemment les
bébés à l'hôpital. Pourtant, la plupart des cas
se traitent facilement à domicile, grâce aux nouvelles techniques
de kinésithérapie respiratoire.
Tout commence par
une simple rhinopharyngite. L'enfant tousse un peu puis il se met à respirer
avec difficulté et surtout à mal expirer. Le tout petit peine
pour chasser l'air de ses bronches. Il siffle en respirant, il tousse, présente
une fièvre modérée (guère plus de 38°) ».
Cette inflammation va toucher les bronchioles provoquant une gêne respiratoire
qui peut se transformer dans les cas les plus sévères - de loin
les moins fréquents -, en une véritable
insuffisance respiratoire.
Si les parents apprennent à évacuer
très vite les sécrétions de leurs enfants, déjà ils
limitent les risques d'infection. Mais si en plus, ils emmènent leurs
bébés en consultation respiratoire, ils augmentent les chances
de voir leur petit guérir rapidement, voir même le plus souvent
sans prise d'antibiotique.
Le bébé doit être
vu dès que les premiers symptômes de bronches encombrées
apparaissent, signes d'un envahissement des poumons par une infection virale
ou bactérienne.
Le kinésithérapeute
va exercer un massage, une pression sur les poumons qui va permettre l'expulsion
des sécrétions et donc une meilleure circulation de l'air; Dès
lors, les poumons libérés vont reprendre de l'énergie
et le système immunitaire va fonctionner très rapidement.
Les résultats : nous
obtenons une amélioration rapide du problème dès la première
séance : sommeil
retrouvé et bébé retrouve son appétit.
Comment reconnaître un nourrisson atteint de bronchiolite
?
Tout commence par une simple rhinopharyngite. L'enfant tousse un peu puis
il se met à respirer avec difficulté et surtout à mal
expirer. Le tout petit peine pour chasser l'air de ses bronches, les bronchioles
(c'est une dyspnée expiratoire). Il siffle en respirant, il
tousse, présente une fièvre modérée (guère
plus de 38°) ». Cette inflammation des bronchioles provoque une gêne
respiratoire qui peut se transformer dans les cas les plus sévères
- de loin les moins fréquents -, en une véritable insuffisance
respiratoire. L'enfant se met à respirer plus rapidement (c'est une
polypnée) et il lutte de tous ses muscles pour y parvenir, d'où certains
signes appelés signes de tirage. On
observe des battements des ailes
du nez, un enfoncement du thorax au-dessus du
sternum et entre les côtes. Il a du mal à prendre des biberons
et à déglutir. Il sue. A l'extrême, il devient bleu, car
il manque d'oxygène…
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Plusieurs virus en cause |

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La maladie, très contagieuse, se transmet par écoulement
nasal, projection de gouttelettes de salive lors de la
toux, ou encore par les sécrétions qui adhèrent
aux mains, aux vêtements et aux objets (linge de
toilette, peluches…). Elle est due, dans six cas
sur dix, à un virus : le VRS ou virus respiratoire
syncitial, qui touche pratiquement tous les enfants avant
l'âge de 2 ans. |

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Malheureusement ce virus ne confère pas d'immunité et
un bébé peut faire plusieurs bronchiolites
dans un hiver. Dans les quatre autres cas, il s'agit d'autres
virus comme le rhinovirus ou le para-influenza. Dernier
détail enfin, ces virus, particulièrement
envahissants entre le 15 octobre et la fin février,
se révèlent encore plus méchants vers
la queue de l'épidémie. Comble de malheur,
ils se font « prêter main forte » par
le rotavirus qui provoque chaque année une épidémie
de gastro-entérites aux alentours du mois de février
! » |

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