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Comment
Moucher bébé? : Document à télécharger (PDF)
L'histoire
de Lou, un petit garçon de 6 mois.
Se
préparer à l'intervention :
Préparez
de l'eau salée à 0,9% (disponible
en pharmacie mais seulement sur commande pour les unidoses - plus hygiéniques,
mais n’existent qu’en format hospitalier) pour laver
les petits nez, les deux sprays de médicaments habituels, un
stéthoscope, des gants des masques.
Lou, 6 mois,
semble se porter comme un charme en dépit d'une bronchiolite
déclarée il y a trois jours. Pourtant il a le nez bien
bouché et siffle encore un peu en respirant. Je l'installe sur
une table confortable du salon, puis procède au bilan respiratoire
avec le stéthoscope.
Bronchostriction,
encombrement des bronches… autant d'observations qui dicteront
les manœuvres à effectuer. Dans la majorité des
cas, le déroulement est le suivant :
Laver
le nez :
A l'aide
d'une capsule de sérum salé à 0,9% , J'instille
le précieux liquide dans les narines de Lou. Premier objectif
faire renifler l'enfant.
Quatre étape
pour désencombrer les bronches :
Je commence
la manœuvre spécifique d'augmentation du flux expiratoire pour évacuer
les sécrétions qui encombrent le bas de l'appareil respiratoire
de Lou. La main gauche sur l'abdomen du petit garçon, en contre
appui, et la main droite placée sur son thorax, je l'aide à expirer
plusieurs fois en accompagnant avec fermeté ses mouvements respiratoires. « Nous
augmentons ainsi son volume expiratoire, ce qui a pour effet, en accompagnant
les pleurs, de mobiliser les sécrétions bronchiques vers
les voies aériennes supérieures.
Ensuite, j'essaie de les lui faire cracher en bloquant le système
de déglutition. A cette fin, j'applique une main très ferme
sur son plancher buccal »,. Un dernier lavage de nez, un câlin,
Lou oublie ses larmes et se sent manifestement soulagé.
Je conseille aux parents d'utiliser cet appareil appelé « Aspirateur
nasal ». Ce n'est rien d'autre en fait qu'un mouche bébé d'un
type particulier (efficacité bien plus grande) : l'aspiration est
déclenchée par la mère où le père de l'enfant.
Les sécrétions vont se collecter dans le réservoir.
Un bouchon filtre (constitué par un coton et changé à chaque
opération) empêche les sécrétions de remonter
jusqu'à l'embout buccal.
Entrer
en relation avec le médecin traitant :
Je suis revenu voir
Lou pour quatre ou cinq séances en moyenne, afin d'accélérer
sa guérison.
Par la suite j'ai
appelé le médecin traitant pour le tenir au courant de
l'évolution de l'état de l'enfant.
Comment aider l'enfant à guérir
?
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Suivez
scrupuleusement le traitement médical prescrit. Votre
kinésithérapeute peut vous apprendre à bien
utiliser le sérum salé et la chambre d'inhalation. |
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Commencez
immédiatement les séances de kinésithérapie
respiratoire qui seront effectuées de façon
quotidienne et sans interruption. |
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Ne
le privez pas de bain (l'air chaud et humide de la salle
de bains lui est bénéfique). |
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Aérez
et humidifiez sa chambre (en posant, par exemple, un récipient
d'eau sur le radiateur). |
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Faites
boire votre bébé plus que d'habitude. |
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En
cas d'inquiétude, n'hésitez pas à demander
conseil à votre médecin ou à votre kinésithérapeute. |
La règle des trois jours :
Trois éventualités s'offrent au thérapeute
| 1°) |
l'enfant
guérit ou son état s'améliore nettement
dans les trois premiers jours grâce au traitement :
c'est le cas le plus fréquent (75% des cas selon les études), l'antibiothérapie
peut ne pas être entreprise si accord préalable
avec le médecin traitant. |
| 2°) |
l'état
de l'enfant est stationnaire durant
les trois premiers jours, le thérapeute n'enregistre
pas ou peu d'amélioration clinique (dans 20% des cas)
: l'antibiothérapie doit être entreprise. |

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| 3°) |
la
situation se dégrade durant les 2 ou 3 premiers
jours, l'antibiothérapie est entreprise et le thérapeute
en réfère au médecin traitant. Il se peut
que dans ce cas, une complication soit survenue (5% des cas). |
Rien ne vaut la kinésithérapie
respiratoire :
Il faut le répéter
: dans neuf cas sur dix, la bronchiolite est bénigne et guérit
en huit jours avec des séances de kinésithérapie respiratoire,
un mouchage et un lavage soigneux du nez.
Dans certains cas bien répertoriés, il faut toutefois
recourir à une hospitalisation en urgence : lorsque l'enfant présente
des signes sévères de gêne respiratoire (polypnée,
tirage, difficultés à déglutir…), quand le bébé est âgé de
moins de trois mois et, plus encore, de moins de 6 semaines, qu'il est prématuré de
moins de 32 semaines, qu'il souffre d'une anomalie broncho-pulmonaire ou d'une
cardiopathie. Mais dans tous les cas, il n'y a qu'un seul remède : la
kiné respiratoire. »
Certains
médicaments sont parfois prescrits en complément de la
kinésithérapie. Des antibiotiques, lorsque les sécrétions
deviennent vertes, sont manifestement infectées, quand la fièvre
est trop élevée ou que l'enfant présente une otite,
complication de 20% des bronchiolites. La prescription de médicaments
bronchodilatateurs (comme le ventolin), voir les corticoïdes (le
Flovent) dans certains cas de bronchiolites résistantes, suscitent
parfois des discussions au sein du corps médical…
En conclusion :
Si les parents apprennent à évacuer très
vite les sécrétions de leurs enfants, déjà ils
limitent les risques d'infection. Mais si en plus, ils emmènent leurs
bébés en consultation respiratoire, ils augmentent les chances
de voir leur petit guérir sans prise d'antibiotiques.
Le bébé doit être vu dès les premiers symptômes
de bronches encombrées apparaissent, signes d'un envahissement des
poumons par une infection bactérienne ou virale. Le kinésithérapeute
va exercer par un massage, une pression sur les poumons qui va permettre
une expulsion des sécrétions et donc une meilleure circulation
de l'air; Dès lors, les poumons libérés vont reprendre
de l'énergie et le système immunitaire va fonctionner très
rapidement. L'enfant, le plus souvent, va guérir rapidement.
Les séances de kiné respiratoire sont éprouvantes
pour les parents parce qu'elles sont impressionnantes, intenses et fatigantes
pour le petit qui le plus souvent pleure, tousse et crache. Le kinésithérapeute
va donc utiliser une partie de la première séance à expliquer
en quoi cela consiste avant d'effectuer la quinzaine de minutes de traitement.
Habituellement, on pratique 3 séances à 24h d'intervalle
avant ou après la première consultation chez le médecin.
Si l'infection a été constatée trop tard, si l'encombrement
des poumons est trop important ou si le système immunitaire est déjà défaillant,
il y a de fortes chances pour que le traitement de kiné respiratoire
ne soit pas efficace. Dès lors, l'enfant sera référé à un
médecin afin de recevoir une prescription d'antibiotiques.
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