:: Bronchio.Net ::
|  Accueil |  Qui suis-je ? | Infos pratiques | FAQ | Produits et services | Contactez-moi |

Déroulement d'une séance

Voici les étapes suivies lors d'une séance.

1) Laver le nez
 
2) Augmenter le flux respiratoire
 
3) Bloquer la déglutition
 
4) Faire cracher
 
5) Le moucher


Comment Moucher bébé? : Document à télécharger (PDF)

L'histoire de Lou, un petit garçon de 6 mois.   

Se préparer à l'intervention :

Préparez de l'eau salée à 0,9% (disponible en pharmacie mais seulement sur commande pour les unidoses - plus hygiéniques, mais n’existent qu’en format hospitalier) pour laver les petits nez, les deux sprays de médicaments habituels, un stéthoscope, des gants des masques.

Lou, 6 mois, semble se porter comme un charme en dépit d'une bronchiolite déclarée il y a trois jours. Pourtant il a le nez bien bouché et siffle encore un peu en respirant. Je l'installe sur une table confortable du salon, puis procède au bilan respiratoire avec le stéthoscope.

Bronchostriction, encombrement des bronches… autant d'observations qui dicteront les manœuvres à effectuer. Dans la majorité des cas, le déroulement est le suivant :

Laver le nez :

A l'aide d'une capsule de sérum salé à 0,9% , J'instille le précieux liquide dans les narines de Lou. Premier objectif faire renifler l'enfant.

Quatre étape pour désencombrer les bronches :

Je commence la manœuvre spécifique d'augmentation du flux expiratoire pour évacuer les sécrétions qui encombrent le bas de l'appareil respiratoire de Lou. La main gauche sur l'abdomen du petit garçon, en contre appui, et la main droite placée sur son thorax, je l'aide à expirer plusieurs fois en accompagnant avec fermeté ses mouvements respiratoires. « Nous augmentons ainsi son volume expiratoire, ce qui a pour effet, en accompagnant les pleurs, de mobiliser les sécrétions bronchiques vers les voies aériennes supérieures.

Ensuite, j'essaie de les lui faire cracher en bloquant le système de déglutition. A cette fin, j'applique une main très ferme sur son plancher buccal »,. Un dernier lavage de nez, un câlin, Lou oublie ses larmes et se sent manifestement soulagé.

Je conseille aux parents d'utiliser cet appareil appelé « Aspirateur nasal ». Ce n'est rien d'autre en fait qu'un mouche bébé d'un type particulier (efficacité bien plus grande) : l'aspiration est déclenchée par la mère où le père de l'enfant. Les sécrétions vont se collecter dans le réservoir. Un bouchon filtre (constitué par un coton et changé à chaque opération) empêche les sécrétions de remonter jusqu'à l'embout buccal.

Entrer en relation avec le médecin traitant :

Je suis revenu voir Lou pour quatre ou cinq séances en moyenne, afin d'accélérer sa guérison.

Par la suite j'ai appelé le médecin traitant pour le tenir au courant de l'évolution de l'état de l'enfant.


Comment aider l'enfant à guérir ?

-  
Suivez scrupuleusement le traitement médical prescrit. Votre kinésithérapeute peut vous apprendre à bien utiliser le sérum salé et la chambre d'inhalation.

-  
Commencez immédiatement les séances de kinésithérapie respiratoire qui seront effectuées de façon quotidienne et sans interruption.

-  
Ne le privez pas de bain (l'air chaud et humide de la salle de bains lui est bénéfique).

-  
Aérez et humidifiez sa chambre (en posant, par exemple, un récipient d'eau sur le radiateur).

-  
Faites boire votre bébé plus que d'habitude.

-  
En cas d'inquiétude, n'hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou à votre kinésithérapeute.


La règle des trois jours :

Trois éventualités s'offrent au thérapeute

1°) 

l'enfant guérit ou son état s'améliore nettement dans les trois premiers jours grâce au traitement : c'est le cas le plus fréquent (75% des cas selon les études), l'antibiothérapie peut ne pas être entreprise si accord préalable avec le médecin traitant.

2°) 

l'état de l'enfant est stationnaire durant les trois premiers jours, le thérapeute n'enregistre pas ou peu d'amélioration clinique (dans 20% des cas) : l'antibiothérapie doit être entreprise.

3°) 

la situation se dégrade durant les 2 ou 3 premiers jours, l'antibiothérapie est entreprise et le thérapeute en réfère au médecin traitant. Il se peut que dans ce cas, une complication soit survenue (5% des cas).


Rien ne vaut la kinésithérapie respiratoire :

Il faut le répéter : dans neuf cas sur dix, la bronchiolite est bénigne et guérit en huit jours avec des séances de kinésithérapie respiratoire, un mouchage et un lavage soigneux du nez.

Dans certains cas bien répertoriés, il faut toutefois recourir à une hospitalisation en urgence : lorsque l'enfant présente des signes sévères de gêne respiratoire (polypnée, tirage, difficultés à déglutir…), quand le bébé est âgé de moins de trois mois et, plus encore, de moins de 6 semaines, qu'il est prématuré de moins de 32 semaines, qu'il souffre d'une anomalie broncho-pulmonaire ou d'une cardiopathie. Mais dans tous les cas, il n'y a qu'un seul remède : la kiné respiratoire. »

Certains médicaments sont parfois prescrits en complément de la kinésithérapie. Des antibiotiques, lorsque les sécrétions deviennent vertes, sont manifestement infectées, quand la fièvre est trop élevée ou que l'enfant présente une otite, complication de 20% des bronchiolites. La prescription de médicaments bronchodilatateurs (comme le ventolin), voir les corticoïdes (le Flovent) dans certains cas de bronchiolites résistantes, suscitent parfois des discussions au sein du corps médical…

En conclusion :

Si les parents apprennent à évacuer très vite les sécrétions de leurs enfants, déjà ils limitent les risques d'infection. Mais si en plus, ils emmènent leurs bébés en consultation respiratoire, ils augmentent les chances de voir leur petit guérir sans prise d'antibiotiques.

Le bébé doit être vu dès les premiers symptômes de bronches encombrées apparaissent, signes d'un envahissement des poumons par une infection bactérienne ou virale. Le kinésithérapeute va exercer par un massage, une pression sur les poumons qui va permettre une expulsion des sécrétions et donc une meilleure circulation de l'air; Dès lors, les poumons libérés vont reprendre de l'énergie et le système immunitaire va fonctionner très rapidement. L'enfant, le plus souvent, va guérir rapidement.

Les séances de kiné respiratoire sont éprouvantes pour les parents parce qu'elles sont impressionnantes, intenses et fatigantes pour le petit qui le plus souvent pleure, tousse et crache. Le kinésithérapeute va donc utiliser une partie de la première séance à expliquer en quoi cela consiste avant d'effectuer la quinzaine de minutes de traitement.

Habituellement, on pratique 3 séances à 24h d'intervalle avant ou après la première consultation chez le médecin. Si l'infection a été constatée trop tard, si l'encombrement des poumons est trop important ou si le système immunitaire est déjà défaillant, il y a de fortes chances pour que le traitement de kiné respiratoire ne soit pas efficace. Dès lors, l'enfant sera référé à un médecin afin de recevoir une prescription d'antibiotiques.

Accueil |  Qui suis-je ? | Infos pratiques | FAQ | Produits et services | Contactez-moi |